C’est un grand nom de la pâtisserie à Paris, les créations de la Maison Jeffrey Cagnes s’arrachent à tout moment de l’année, mais malheureusement, cela ne fait pas le point face à la réalité économique. Si la société était placée en redressement judiciaire depuis septembre 2025, elle est désormais en liquidation judiciaire. En conséquence : de nombreux licenciements et la fermeture de deux boutiques.
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Deux boutiques, 15 licenciements
Jusque-là, le nom de Jeffrey Cagnes figurait sur la devanture de trois boutiques parisiennes ouvertes entre 2021 et 2023 dans le 17e, le 2e et le 1er et une supplémentaire à Levallois-Perret, ouverte en 2024. En l’occurrence, ce sont les boutiques de la rue des Moines (17e) et de la rue Montorgueil (2e) qui vont être impactées par cette situation, en plus de 15 licenciement économiques. Si, selon L’Informé, la première devrait être reprise par la société Josette, la seconde devrait passer dans l’entreprise qui exploite Maison Louis, une pâtisserie artisanale.
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« Moins de boutiques, pour privilégier l’exceptionnel »
Sur son site, il est évoqué qu’« après une période d’intense développement, et après avoir traversé avec résilience les épreuves inhérentes à la vie d’un entrepreneur passionné, le Chef ressent le besoin vital de se réinventer ». De fait, il aurait « fait le choix audacieux d’un retour à l’essentiel et change d’approche : moins de boutiques, pour privilégier l’exceptionnel ».
Si cette liquidation judiciaire aurait pu être synonyme de coup dur, la Maison Jeffrey Cagnes semble vouloir écrire un nouveau chapitre de son histoire et ce, dès à présent. Elle mentionne de « nombreux projets inédits, fruits de collaborations inspirantes en France et à l’international, qui verront le jour à compter de la fin de l’année 2026 ». L’histoire de Jeffrey Cagnes devrait donc continuer à s’écrire dans la capitale, uniquement au 1, boulevard de la Madeleine, dans le 1er.
Droit de réponse : À la suite de la publication de notre article, Jeffrey Cagnes a souhaité apporter les précisions suivantes : il était associé minoritaire de JCP et n'en assurait pas la gestion opérationnelle. Selon lui, il n'est donc pas à l'origine des difficultés ayant conduit à la liquidation de la société. Il indique avoir sollicité la désignation d'un administrateur provisoire afin de préserver les intérêts de l'entreprise, puis présenté une offre de reprise destinée notamment à sauvegarder une partie des emplois, qui n'a pas été retenue par le tribunal. Il poursuit aujourd'hui son activité au sein d'une nouvelle structure indépendante, dont il assure directement la gestion et la production.
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