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Une mine d’uranium en surveillance, près de Nantes, par l’autorité de sûreté nucléaire

undefined undefined 19 mai 2026 undefined 18h00

undefined undefined 22 mai 2026 undefined 14h10

La Rédac'

À Gétigné, au cœur du vignoblenantais, un ancien site industriel continue de susciter l’attention : la mine d’uranium de l’Écarpière. Fermée depuis 1990, elle est aujourd’hui en surveillance radiologique par l’Autorité de Sûreté Nucléaire et de Radioprotection (ASNR).

Un site industriel au passé méconnu

Entre 1954 et 1990, le site de l’Écarpière a été l’un des plus importants lieux d’extraction et de traitement d’uranium en France. À son apogée, il employait jusqu’à 500 salariés, participant activement à l’industrie nucléaire française en plein essor. Aujourd’hui, difficile d’imaginer l’activité qui régnait autrefois, le site est désormais fermé, entouré de grillages sur plusieurs kilomètres, et totalement inaccessible au public. À première vue, le paysage semble presque banal, une colline recouverte d’herbe, quelques infrastructures restantes comme un ancien château d’eau… Mais sous cette apparente tranquillité se cache une réalité bien différente.

Des millions de tonnes de résidus enfouis

Sous cette colline, des millions de tonnes de résidus miniers sont enfouis. On estime à environ 11,5 millions de tonnes les déchets issus de l’exploitation de l’uranium sur place. Des matériaux qui présentent encore aujourd’hui une certaine radioactivité. C’est précisément pour cette raison que le site reste sous surveillance. Même si l’activité a cessé depuis plus de 30 ans, les enjeux environnementaux et sanitaires sont toujours bien présents. Des associations locales, comme celles engagées pour la protection de la vallée de la Sèvre, suivent de près l’évolution du site et alertent régulièrement sur les risques potentiels.

Une surveillance pour étude

Face à ces enjeux, le site de l’Écarpière fait actuellement l’objet d’une étude radiologique d’ampleur, présentée comme unique en France. L’objectif : mieux comprendre l’impact à long terme de ces anciens sites miniers sur leur environnement. Qualité de l’eau, des sols, de l’air… tous les paramètres sont analysés afin de garantir la sécurité des riverains et d’anticiper d’éventuels risques. Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de suivi des anciens sites nucléaires en France, dont certains continuent de poser question plusieurs décennies après leur fermeture.