À Lyon, les ventilateurs tournent à plein régime et les terrasses ressemblent déjà à un mois de juillet en mode canicule XXL. Depuis plusieurs jours, la métropole étouffe sous des températures exceptionnellement élevées pour la saison. Et ce qui ressemblait au départ à un simple épisode de chaleur précoce prend désormais des allures d’événement météo historique.
Mardi après-midi, la station météorologique de Lyon-Bron a enregistré 33,5°C. Un chiffre totalement inédit pour un 26 mai depuis le début des relevés modernes. L’ancien record, qui remontait à 1953 avec 31,2°C, a littéralement explosé en quelques heures. Oui, Lyon vient officiellement de faire fondre ses archives météo.
Le record absolu de 1945 dans le viseur des météorologues
Mais le chiffre qui obsède désormais les spécialistes, c’est celui du 16 mai 1945 : 34,2°C. Un record absolu de chaleur pour un mois de mai dans l’agglomération lyonnaise qui tient depuis près de 80 ans. Et vu les prévisions annoncées jusqu’à la fin de semaine, cette marque historique pourrait bien finir par céder.
En centre-ville, la situation paraît encore plus étouffante. Une station météo installée dans le 7e arrondissement a même relevé un pic à 34,8°C. Un chiffre à prendre avec précaution selon les experts, notamment à cause des îlots de chaleur urbains qui transforment progressivement le cœur de Lyon en gigantesque plaque chauffante. Entre béton, circulation et manque de végétation, certains quartiers ressemblent désormais davantage à Séville en août qu’à une fin de printemps rhodanienne.
Lyon reste sous vigilance canicule
Ce mercredi 27 mai, le Rhône et la Métropole de Lyon restent placés en vigilance jaune canicule. Et mauvaise nouvelle pour ceux qui rêvaient déjà d’un orage salvateur : les températures devraient encore grimper autour des 34°C jusqu’à la fin de semaine.
Les premiers orages pourraient finalement débarquer dimanche et offrir un peu de répit à des Lyonnais déjà rincés avant même le début officiel de l’été. Parce qu’entre les nuits tropicales, les métros transformés en saunas et les appartements sous les toits devenus inhabitables, cette canicule précoce donne surtout un avant-goût très concret des étés à venir.
Source : Lyon Capitale
